Emma Deschamps. Une française.
Point de vue Serena
Encore un peu de noir sur cet oeil et c'est parfait. Voilà. Ni trop, ni pas assez. J'ai pas non plus envie de ressembler à l'autre tafiole. Je le déteste tellement. Mais bon, il faut que j'arrête de penser à lui. Après tout il n'est rien pour moi. Je réajuste mon short et mon haut, me remet un coup de parfum et jette un dernier regard sur mon reflet dans la glace. Super ! Je peux y aller.
J'appelle Ginie en lui disant que je suis prête et qu'elle peut passer me prendre. C'est toujours ce qu'on fait le matin. Ginie part la première. Elle passe devant chez moi puis on part ensemble chercher Bérénice pour aller au lycée qui n'est qu'à quelques minutes. Quand il fait beau, ça ne me dérange pas de marcher. Surtout quand les jumeaux vont eux aussi au lycée à pied. Enfin les jumeaux, je me passerai bien de la tarlouse.
Voilà Ginie qui arrive. On s'est vu hier mais on se raconte encore plein de chose. Apparament la nouvelle serait arrivée en ville hier après-midi. Je ne l'ai pas vu. Elle habiterait de l'autre côté du lycée par rapport à chez nous. En gros, on est assez éloigné. Je dis aussi à Ginie que j'ai essayé d'appeler mon cousin hier, mais qu'il était sur messagerie. Il devait sûrement être avec Georg. Il est mignon lui d'ailleurs. C'est aussi un pote aux jumeaux. Mais il n'est pas au lycée, tout comme mon cousin. Trop vieux pour ça.
On arrive devant chez Bérénice. Grande maison blanche style américaine. Jardin à la française. Tout est à sa place. Tout est clean. Rien ne déborde. Sa mère est une grosse chieuse. Mais bon, tout le monde ne peut être parfait. J'espère juste qu'elle ne donnera pas ses sales manies à sa fille. Sinon Béré on peut lui dire adieu tout de suite. Pas besoin d'une maniaque qui me reproche sans arrêt la même chose. Quand le moindre petit détail ne rentre pas dans son cadre du perfectionnisme.
Bérénice arrive. Impeccable. Rien à repprocher à sa tenue. Merci maman. Bref. On recommence à se raconter nos ragots tout en marchant. On parle de la nouvelle. Béré nous apprend que certain disent qu'elle vit à l'hotel et que d'autre prétendent qu'elle serait hébergée chez Max, le gérant du club sur l'avenue principale. Comme quoi, tout le monde parle sur tout le monde. Elle vient à peine de mettre un pied dans la ville que sa réputation est déjà taillée. Il faudra qu'elle s'y fasse. Ou qu'elle nous montre de quoi elle est capable.
On arrive enfin devant le lycée. On dit bonjour à nos connaissances. Tout le monde nous salue. La plupart, on ne sait même pas qui c'est. Mais pas grave. Eux nous connaissent. On est importante pour eux. Tout le monde nous connaît. C'est nous les plus populaires. C'est avec nous que tous les mecs veulent sortir. C'est nous qu'ils veulent avoir dans leur lit. C'est de nous qu'ils se servent comme trophé. Nous. On se dirige dans le hall pour voir qui aura l'honneur de nous avoir dans sa classe. Je vois mon nom, celui de Ginie ... Je cherche Bérénice mais je la trouve pas.
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Merde ! Je suis pas avec vous, cria-t-elle dégoutée.
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Nan mais t'es avec Cindy. Puis il y a Tom aussi, la rassura Ginie.
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Ouais bah Tom t'y touche pas. T'as eu ta dose. En plus t'as la nouvelle avec toi. Emma Deschamps. Une française, dis-je sacarstisque en regardant Bérénice.
Tu pourras faire sa connaissance, me moquai-je.
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Bon on bouge ça a sonné. A tout à l'heure Béré.
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Ouais à plus, lâcha-t-elle déçue.
Je me pose dans le fond de la salle avec Ginie. Elle me dit que j'aurais pû être un peu plus sympa avec Bérénice tout à l'heure. J'aurais pû oui. Mais je ne l'ai pas fais. Alors ça sert à rien de revenir dessus. On commente notre classe. Plutôt pas mal dans l'ensemble. Il y a quelques têtes que je n'ai jamais vu, mais Ginie me dit que ces personnes étaient déjà là l'année dernière. Ouais. Encore des personnes dont je ne connaissais pas l'existence, mais des personnes qui elles ont l'air de me connaître. C'est le principal non ? Le reste je m'en fou. La prof arrive. Elle commence son blabla habituel de chaque rentrée ...
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Franchement je vois pas à quoi ça sert son discours là. Pourquoi ils nous font venir si c'est pour nous rabacher à chaque fois la même chose ? La prochaine fois je dors moi, chuchotai-je à Ginie.
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Carrèment. Mais cherche pas ... -
Y a des cons partout ! finissons-nous d'une seule et même voie.
La prof stop son blabla quand quelqu'un entre dans la classe. Dîtes moi que je rêve. Qu'est-ce qu'il vient foutre ici ? Je ne l'ai pas vu marqué sur la liste ... Quoique j'ai pas vraiment regardé non plus. J'ai vu mon nom, celui de Ginie et c'était tout ce qui m'importait. J'aurais dû faire plus attention.
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Mr Kaulitz, puis-je savoir la raison de votre retard ? Vous commencez bien l'année monsieur. Heureusement que votre double n'est pas dans votre classe cette année.-
J'accompagnais Emma Deschamps dans sa classe. Elle s'est perdue dans cette prison.-
Comme c'est mignon ! lançais-je.
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Je crois pas t'avoir parler.-
C'est pourtant ce que tu viens de f ...-
STOP ! cria-t-elle.
Non mais vous vous croyez où ? Kaulitz à votre place au fond. Et vous Jork je ne veux plus vous entendre c'est compris ?Je ne lui répond pas. J'ai pas le droit de parler. Je me contente juste d'un regard haineux pour lui comme pour elle. J'ai horreur qu'on me rembarre. C'est à moi d'avoir le dernier mot. A moi et à personne d'autre.
Point de vue Emma
Je déteste les rentrées. Surtout quand je ne connais personne. Je ne sais pas comment je vais faire. Je ne sais même pas si j'ai envie de m'intégrer. Après tout ma mère m'a dit qu'on habitait ici pour un moment. Peut-être qu'elle va retrouver un travail en France et qu'on repartira là-bas. Peut-être que papa reviendra et que tout rentrera dans l'ordre. Comme avant. Comme quand tout allait bien.
Je sors de l'hotel et me dirige vers ma nouvelle prison. Le lycée. J'aime étudier. J'ai toujours soif de nouvelles choses. D'apprendre. De découvrir. J'aime ça. C'est stimulant. Il faut toujours donner le meilleur de soi-même. Etre à fond dans ce qu'on entreprant. C'est un peu un moteur pour moi. Un moyen de me rattacher à la civilisation. Au moins je vois du monde. Ce qui m'évite de me renfermer sur moi-même.
J'arrive devant ce fameux lycée. Immense. Je sens que je vais me perdre plus d'une fois. J'avance dans la cours pour rejoindre le hall. Des personnes me dévisagent. J'ai horreur de ça. Je ne supporte pas qu'on me regarde comme ça. Je n'aime pas être le centre d'attention. Je cherche le panneau m'indiquant dans quelle classe aller. Je le trouve. Des filles sont déjà devant. L'une d'elle prononce mon nom. Elle est belle. A première vue cette fille à tout pour elle. Mais je crois qu'à force de tout avoir, elle ne mesure plus la valeur des choses. Il n'y a qu'à voir comment elle parle à son amie. La brunette. Bérénice d'après ce que j'ai compris. Elle sera dans ma classe d'ailleurs si j'ai bien entendu. Elles partent. Je ne les suis pas. Je me dirige au bureau du CPE histoire de montrer ma présence. Il me fait signer deux trois papiers et me dit que je peux aller en cours à présent.
Les couloirs sont longs. Interminables. Identiques. Je cherche la B-303. Et là, je suis en C. Je ne sais pas du tout où je dois aller. Des personnes traînent dans ces couloirs. Mais je n'ose pas aller leur demander. C'est le meilleur moyen de me faire remarquer. Et c'est la dernière chose que je souhaite. Je croise les deux filles de tout à l'heure. Elles parlent en rigolant. Elles ont l'air excité. Pas par les cours à mon avis. Je les regarde. L'une d'elle m'intrigue. Je ne saurais trop dire pourquoi. Je ne sais p ... BAAAM. Je me suis cognée contre quelqu'un. Manquait plus que ça !
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Désolée je ne regardais pas où j'allais ... je ... tu, commençai-je affolée.
Je regarde la personne que j'ai percuté. Un garçon. Un style bien à lui. Provoquant. Spécial. Mais qui lui va si bien. Il me fait penser au chanteur de Green Day. Lui non plus n'a pas peur de s'affirmer. Lui aussi a l'air de s'assumer complètement. Décidèment ...
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Hey relax j'vais pas te manger. T'es la nouvelle non ?-
Oui, dis-je en regardant les filles partir. Elles ne semblent pas m'avoir vu.
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Moi c'est Bill. Bill Kaulitz. Fais pas attention à elles, dit-il en me montrant ces filles de la tête.
Ce sont de vraies pestes. Enfin bon, après tu fais comme tu veux hein ?-
...-
T'es perdues ?-
En fait je cherche la B-303.-
Suis moi je t'y emmène. Je te dois bien ça après t'avoir foncé dedans, dit-il en commençant à partir.
Et on recommence à traverser ces couloirs sans fin. Les portes défiles. Le silence tombe peu à peu. Les lieux se vident. Tout ça en devient même un peu inquiètant. Bill me tire de mes pensées en me demandant mon nom. Je lui répond. Il me dit qu'il n'est pas dans ma classe mais que je serais dans celle de son jumeau. On arrive devant la salle. Je le remercie. Il me sourit. Puis on se quitte.
Je frappe timidement à la porte attendant la permission de rentrer. Elle ne fût pas longue à venir. Le prof me dit d'aller m'asseoir au fond à côté de Bérénice. C'est la fille que j'ai vu tout à l'heure devant le tableau de répartition des classes. Les gens reportent leur attention sur le prof et me libèrent de leurs ragards inquisiteurs. Quant à moi, je me demande qui dans cette classe serait succecptible d'être le jumeau de Bill. Je ne sais pas. Je ne trouve personne lui ressemblant vraiment. Le prof continue de parler. Il nous donne des instructions, les emplois du temps, les horraires d'ouvertures du CDI. Et j'en passe. Tout le monde sort. La sonnerie a retentie.
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Je poste ce chapitre avant de m'en aller ( mercredi ). J'en profite pour vous donner des explications quant au déroulement des prochaines publications :
* x--innocence les publiera & essayera de vous prévenir
* publication une fois par semaine ( on fait comme on peut, désolée )
* elle ne validera pas les com, je le ferai é répondrai à vos questions à mon retour.
Bon et bien bonne lecture et bonnes vacances ... Profitez bien :) Bisouuus et à dans trois semaines.