x When nichts mehr geht

x When nichts mehr geht
Avant propos



Vous voici encore sur un blog racontant une fiction avec Tokio Hotel. Seulement je traiterai le sujet d'une façon diffèrente que pour ma première ficiton. 0hne-titel-x

Encore une fan fiction ayant pour sujet les Tokio Hotel ... Par très original n'est-ce pas ? Avec toutes celles qu'on trouve actuellement, il est de plus en plus difficile de faire dans l'originalité. Surtout du point de vue des rencontres fatidiques, qui font maintenant presque clichés, avec ce groupe qu'on idolâtre tant. Cependant, je pense que par le biais de l'écriture, chacun peut s'exprimer à sa manière, même dans un cadre "de déjà vu". L'écriture n'est pas seulement le fait de jetter de simples mots sur un "bout de papier". L'écriture c'est aussi le moyen de faire rêver, de s'évader, d'évacuer nos angoisses, de rendre nos rêves réalités. L'écriture est une passion qui réunit des personnes ayant un centre d'intérêt commun, et qui les fait voyager l'espace de quelques instants. Certain s'arrêtent à ce qu'ils lisent, d'autres cherchent encore plus loin.

Saurez-vous lire entre les lignes ?


Points importants :

* Les Tokio Hotel ne sont pas connut.
* Il y aura sûrement quelques anachronismes.
* Mes personnages diront certaines choses que je ne pense pas forcèment. Il faut bien leur créer un caractère à eux, non ? Donc ne prenez pas tout au premier.
* Peut-être y aura-t-il des lemons. Dans ce cas-là, je le signalerais.
* Je ne préviens que ceux qui mettent des com à chaque fois sur le dernier chapitre ou qui me rentrent sur msn avec mon ancienne adresse 0hne-titel-x@live.fr


Résumé :

Une fille parfaite. Une fille imparfaite. Une superficielle. Une naturelle. Une élève médiocre. Une élève studieuse. Une demoiselle populaire. Une demoiselle discrète et passe partout. Quand le destin va les faire se rencontrer leurs vies respectivent vont être chamboulées au plus haut point. Leur vie et celle de leur entourage. On dit bien que les contraires s'attirent. Info ou intox ?


Auteur : Juli
Base : Tokio Hotel
Genre : Hétéro
Note : Essaye de poster une fois par semaine minimum
# Posté le lundi 23 juin 2008 11:36
Modifié le mercredi 25 juin 2008 18:00

Prologue Dangerous to know k

Prologue Dangerous to know k
Ce pacte secret


Point de vue extérieur


Quelque part sur Terre. Quelque part sur un continent nommé l'Europe. Quelque part dans un pays nommé l'Allemagne. Quelque part dans une ville nommée Hambourg. Quelque part dans une immense maison. Quelque part dans une pièce de cette immense maison. C'est ici que se trouve un homme d'une quarantaine d'années. Un grand homme. Dans tous les sens du terme. Un homme beau. Un homme riche. Un homme important. Un homme qui parait cependant soucieux. Un homme assis sur un grand fauteuil. Tels les fauteuils des ministres. Des avocats. Des députés. Des juges. Un fauteuil important. Il est là. Le combinet du téléphone en main. Le haut parleur enclenché. De l'inquiétude se lit sur son visage.


- J'espère que tu plaisantes. On avait convenu un marché. Serena ne doit jamais l'apprendre ! Tu ne la connais pas ! Tu ne sais pas de quoi elle est capable. Elle a assez souffert comme ça, dit-il soucieux en regardant la pluie s'abattre sur les vitres de la maison.
- Je sais ce qu'on avait prévu Gabriel. Et je voulais m'y tenir. Mais là je n'ai plus le choix. Je te promets que j'ai essayé d'envisager d'autres solutions. Mais je ne peux pas. Je suis obligée. Je n'avais pas prévu le fait que Marc nous quitte pour partir à l'autre bout du continent, dit-elle sur un ton qui se voulait suppliant.
- Et tu comptes venir quand ? demanda-t-il en changeant le combiné d'oreille.
- Le plus tard possible. Pour la rentrée scolaire.
- D'accord, lâcha-t-il résigné après quelques secondes de reflexion. D'accord. Je m'arrangerai. Je te tiens au courant de toutes façons.
- Merci Gabriel. Merci pour tout ce que tu fais.
- Je ne suis pas Marc. Je sais tenir mes engagements. Mais je te demanderai juste une chose en retour. Juste une.
- Tout ce que tu voudras.
- Ne dis rien à Serena quand tu seras là.
- Ce pacte secret est toujours resté entre nous et il le restera jusqu'à ce qu'on décide de le rompre d'un commun accord. Alors ne t'en fais pas.
- A bientôt alors.
- A bientôt.


Le dit Gabriel reposa doucement le téléphone sur son socle, tout en soupirant doucement. Ce coup de fil imprévu ... Il aurait dû se douter qu'il l'aurait reçut un jour ou l'autre. Tout finit par se savoir. Tout. Malgrè tous les efforts qu'on peut fournir pour étouffer une affaire. Pour étouffer quelque chose. Si quelqu'un l'apprend sa réputation en prendra un coup. Surtout si elle l'apprend, elle.


- Dans quelle merde je me suis encore mis ? chuchota-t-il en se passant les mains sur son visage, comme pour effacer tout signe pouvant trahir son inquiètude et son incertitude.

Dehors, l'orage grondait de plus bel. La pluie s'abattait à une vitesse affligeante sur les murs de la demeure allemande. Le temps reflétait parfaitement l'humeur de Gabriel. Mais la pluie n'effacera rien. Tout comme le temps. Et ça, il le savait parfaitement.


_____


Voilà le prologue. Qu'en pensez-vous ? De quoi parlaient-ils ? Qui est Gabriel ? Qui était son interlocuteur au féminin ? Qui est Serena ? Vous voulez la suite ? N'oubliez pas que je préviens que les gens laissant des com sur le dernier chapitre. Pourquoi ? Parce-que prévenir du monde mets beaucoup de temps et je ne tiens pas à le faire inutilement. Et puis vous avez le droit d'aimer ma fiction au début et d'être déçu par la suite, donc de la lâcher ...
# Posté le lundi 23 juin 2008 12:31
Modifié le mercredi 25 juin 2008 18:06

1 Material Girl 1

1 Material Girl 1
Jalousée et désirée




Ses lèvres se détachent lentement des miennes. Hum ... j'aime ses lèvres. J'aime quand elles parcourent mon corps de baisers. J'aime les sentir sur moi à tout moment. J'aime quand elles découvrent chaque parties de mon anatomie. J'aime.


- Bon, j'y vais, dis-je tout en remettant mon jean.


Je ne prend pas la peine de le regarder. Je sais que lui me dévisage de son lit. Je sais qu'il a encore la tête appuyée sur son oreiller collé au mur, une main derrière la nuque. Et je sais qu'il me reluque les fesses, puisque je suis dos à lui. Il me reluque avec son petit sourire en coin accroché à ses lèvres. Son petit sourire en coin qui m'a séduite. Bien évidemment il n'y a pas que son sourire. Oh ça non. Sa réputation aussi.


- On fait comme d'hab ?
- Ouais. A plus, lâchais-je en partant de sa chambre.


Et voilà. La troisième fois cette semaine. Avec lui c'est particulier. D'habitude je sors avec pendant un moment et je les largue ensuite. Ou alors je les rencontre juste pour une nuit et je n'ai plus de nouvelles après. Je n'en donne pas non plus. Mais non, avec lui ça n'a rien à voir. On ne sort pas ensemble, mais on baise. Un plan cul quoi. Aussi bien pour lui que pour moi.


- Tiens l'allumeuse. T'as bien tiré ton coup ?
- Oh, la tapette. T'es pas en train de te maquiller ?


Manquait plus que lui génial ! Non vraiment merci ! Je suis super heureuse de voir sa tête de con après avoir passé un super bon moment. Comme quoi, toutes les bonnes choses ont une fin. Il me regarde de haut en bas, affalé dans le canapé marron du salon, une bouteille de coca à moitié vide à la main. On dirait un drogué. Il me dévisage. Mais lui n'a pas de sourire en coin. Lui a un air de mépris collé au visage. Il veut ma photo ou quoi ?


- T'as un problème ?
- C'est plutôt toi qui en a un, dit-il en reportant son attention sur la télévision tout en buvant le reste de sa boisson. Tu connais la sortie.


Oui je la connais. Pas besoin de me foutre à la porte j'allais sortir toute seule. Comme une grande. C'est fou à quel point je peux le détester. Lui et ses manières. Lui et ses répliques. Lui et ses critiques. Je le hais au plus haut point. Je le déteste. Lui aussi me déteste. C'est notre seul point en commun.

Je marche toute seule dans les rues de Hambourg. Ma ville natale. Je croise quelques personnes. Les mecs me dévisagent. Reluquent mon postérieur ou bien ma poitrine avantageuse. Et moi je leur fais de l'oeil ou bien je joue l'indiffèrente. Les filles, quant à elles, me lancent des regards noir. Des regards haineux. Si elles savaient combien je m'en balance. Rien à faire moi de leurs crises de jalousie. Oui je suis belle. Oui je suis riche. Oui je couche avec tout le monde. Je suis jalousée et désirée. Et je l'assume parfaitement. Je sais reconnaître mes valeurs. Mon portable vibre. Ginie. Je décroche.


- Oui Ginie ?
- On est au "César" avec Béré. Tu viens ?
- Ok j'arrive. Commandez moi une bière.
- D'accord ma chérie. A tout de suite.
- Bye, dis-je en raccrochant.


Le "César", c'est notre coin de rendez-vous en ville. Pendant les vacances. Notre coin à nous. Nous trois. Ginie, Béré de son vrai nom Bérénice et moi. Le barman est un ami proche de mon père. On a carte blanche pour ce qui est de la consommation là-bas. Les filles et moi. On forme un trio. Le trio du lycée. Tout le monde veut faire partie de notre bande très select. Mais tout le monde ne peut y rentrer. Pour ça il faut avoir la classe. Etre populaire et savoir tenir cette popularité. Bref. Pour trainer avec nous il faut être cool.

J'arrive au café. Il est bondé. Des alcooliques sont accoudés au bar tenant à peine debout. Ils se bourrent la gueule au whisky et au pastis. Faut le faire quand même. A quinze heures et quelques ! Il y en a qui n'ont vraiment rien d'autre à faire de leur journée. Bande de déprimés. Heureusement qu'ils ne représentent qu'une minorité de la clientèle du bar. La majorité, c'est nous. Les gens branchés. Les lycéens. J'avance encore dans la salle empestant la cigarette. Je m'arrête de temps en temps pour dire bonjour à des connaissances. J'apperçois le beau Lucas adossé dans le canapé d'angle. C'est le cousin d'Erwan. Un des mecs les plus en vue de la ville. Lucas est nouveau depuis juin. Mais il s'est vite intégré. Il n'est venu au lycée que pour un mois de cours. Le truc qui sert pas à grand chose. Surtout au mois de juin. Il me regarde. Me fait signe d'approcher.


- Salut ma beauté, dit-il d'un air dragueur.
- Salut beau gosse.
- Tu viens à ma petite fête samedi prochain ?
- Pas de problèmes. Je viens avec les filles.
- ça marche poupée, lance-t-il dans un clin d'oeil.
- A plus, dis-je en m'en allant.


Bien entendu je veille à ce que mon fessier suive le mouvement de ma démarche. Histoire de bien le mettre en valeur. Ce serait dommage de le cacher non ? J'apperçois enfin les filles. Je me pose à côté d'elles après leur avoir dit bonjour.


- Lucas nous invite à sa fête samedi.
- Cool. On va pouvoir en profiter, annonça joyeusement Bérénice.
- Tu m'étonnes, dis-je malicieusement.
- Gustav sera là ? demanda la rouquine, Ginie.
- Laisse mon cousin tranquille toi, compris ? dis-je en la regardant droit dans les yeux.
- Oh c'est bon je rigolais.
- T'as fais quoi cet après-midi Serena ? questionna Bérénice comme pour changer de sujet.
- La même chose qu'avant hier et avant avant hier.
- C'est un bon coup, sourit la rousse. Je me souviens encore de ma nuit avec lui.
- Et moi donc ... Il a vraiment un truc ce mec.


Oui on est toute passée dans son lit à lui. D'ailleurs tout le monde y est passé. Toutes les filles les plus branchées, il les collectionne. Lui c'est un peu moi au masculin. C'est peut-être pour ça qu'on s'entend si bien au pieu. Qui sait ? Qui se ressemble s'assemble non ?


- Par contre son frère c'est autre chose, renchérissai-je d'un air blasé tout en buvant ma bière.
- Arrête je le trouve trop canon moi ! Dommage qu'il n'est pas la même mentalité que son frère. Il y aurait plus d'une heureuse le défendit Gin.
- Canon !? Tu rigole on dirait un travelo !
- Je trouve que le style efféminé lui va super bien. D'ailleurs ça ne va qu'à lui, approuva mon autre meilleure amie.
- Moi je le trouve arrogant et prétencieux. C'est mère Thérèsa au masculin. Lui et ses principes ! Je te jure.
- En tous les cas il me propose un plan eh bien ce serait volontier, dit-elle en éclatant de rire.


On a passé la fin d'après midi comme ça. A parler de tout et de rien. A rigoler. A se moquer des autres. A se raconter les derniers ragots. Les derniers potins. A ce qu'il parait Mattew aurait une copine. Lui le coureur de jupons serait casé depuis deux mois. Tu parles. Je suis sûre et certaine que c'est juste un "amour d'été" comme on dit si bien. Il parait aussi qu'une nouvelle va faire irruption dans notre lycée. On verra bien comment elle sera. Personne ne la encore vu. Pourtant, la rentrée c'est demain matin.

Je suis rentrée chez moi vers dix huit heures. Mon père était au boulot. Il est directeur d'une chaine d'hotel importante en Allemagne. Il est en train de s'exporter en Europe. En France surtout. Le pays natal de ma mère. Je ne sais pas à quelle heure il rentre. J'aimerais quand même le voir aujourd'hui. J'ai tout préparé pour demain. Ma tenue est prête. Mon réveil est enclenché. Mon maquillage est sorti. J'ai plus qu'à manger et filer au lit. Je dois aussi téléphoner à Gustav. Mon cousin préfèré.


_____


Dans ce chapitre vous en apprenez plus. Vous découvrez Serena l'éffronté. Serena et sa vie. Si le vocabulaire est un peu cru c'est pour reflèter le caractère de Serena. Elle parle et pense comme ça. Elle est vulgaire et insolente. Ce chapitre vous donne un avant goût sur l'un des personnages principaux. Vous allez bientôt découvrir le deuxième.Si vous avez le temps : Annuaire-for-fiction
# Posté le lundi 23 juin 2008 13:42
Modifié le mercredi 25 juin 2008 18:13

2 Jericho 2

2 Jericho 2
Je me faisais des films


Point de vue Emma


Voilà près de cinq heures qu'on roule. J'en ai marre. Je ne voulais pas partir moi. La France m'allait très bien. J'avais tous mes repères là-bas. Tous mes amis. Je ne veux vraiment pas m'exiler dans ce trou paumé. Je ne veux pas tout laisser derrière moi. Je veux rester ici. Tout ça c'est à cause de lui. Pourquoi il est parti ? Qu'est-ce que j'ai fais ? Maman dit que je n'y suis pour rien. J'en suis pas si sûre. Je les ai entendu se disputer avant qu'il ne claque la porte les valises en main. Mon prénom a été prononcé plus d'une fois. Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je ne veux pas demander à ma mère. Je ne veux pas lui refaire revivre ce moment difficile de sa vie. Il est parti. On doit tirer un trait sur lui. Le railler de notre vie. Pourtant, je n'en ai pas la moindre envie.

On vient de dépasser la frontière franco-allemande. C'est fait. Ma vie va prendre un autre tournant. Je vais devoir tout recommencer là-bas. Recommencer mon travail d'adaptation. Parce-que la sociabilité et moi, ça fait quarante. Je n'aime pas me mêler aux gens. J'ai toujours peur de ce qu'ils peuvent penser de moi. Alors je m'efface. Je ne m'affirme pas. C'est plus facile de disparaître que de s'imposer. Personne ne fait attention à moi. Au moins, on ne me juge pas sur mes goûts ou sur mes opinions. Je préfère de loin être discrète mais être moi-même. Je n'ai pas besoin qu'on m'entoure pour me sentir aimé. Jusque là mes parents et mes vrais amis me suffisaient amplement. Mais j'ai comme l'impression que les choses vont changer. De toutes manières, ma vie à changé dès l'instant où il a franchit cette porte.


Flash Back


Je suis dans ma chambre, allongée sur mon lit. Boulevard of broken dream passe en boucle dans ma chaine hifi. J'aime cette chanson. J'aime ce groupe. J'aime leur musique. Leurs textes. Et j'adore leur style. Eux n'ont pas peur de s'imposer. Eux ne se transforment pas en petite souris au moindre problème. Eux s'assument. Pas comme moi. Rien que pour ça je les admire. Et puis ils me font oublier mes problèmes d'en ce moment. Mes parents. Ils n'arrêtent pas de s'engueuler. Je n'aime pas ça. D'ailleurs, ils sont encore en train de règler leurs comptes au salon.

- ARRETE S'IL TE PLAIT ! ELLE N'Y EST POUR RIEN !
- ET MOI NON PLUS ! TU NE ME REVERRAS PAS. N'ATTEND PLUS RIEN DE MOI ! NI TOI NI TA FILLE ! COMPRIS ?

Ses paroles me font mal. Je suis aussi sa fille après tout ? Pourquoi me renit-il tout à coup ? J'entend la porte claqué. Il s'en va. Pour de bon cette fois. Je me lève et part en courant à la fenêtre de ma chambre. Je le vois déposer ses bagages dans le coffre de sa voiture. Il monte côté conducteur et démarre en trombe. La voiture s'éloigne de la maison. Il ne s'est même pas retourné.



Flash Back


D'après un panneau de signalisation, Hambourg n'est plus très loin d'ici. J'ai hâte d'y être pour enfin sortir de cette voiture. Mais si seulement on pouvait faire demi tour. Je pourrais rester encore des jours et des jours assise ici. Si je pouvais retourner en France. Je ne demande que ça. Je ne veux pas aller à Hambourg. On n'aura même pas de maison. Même pas d'appartement. On ira à l'hotel pour quelques temps. C'est ce que m'a dit ma mère. Pourquoi partir si loin ? On aurait pas pû aller à l'hotel en France ? Ou aller habiter provisoirement chez Milly ? Milly ... Elle va me manquer. Ma meilleure amie. Je l'ai connu il n'y a pas si longtemps. Peut-être quatre ans. Elle venait d'Allemagne. On a tout de suite accroché. Je donnerais tout pour ne pas la perdre. Pour la prendre dans mes bras à cet instant même. Je n'ai même pas besoin de lui expliquer quoique ce soit. Elle comprend déjà tout. Je l'aime ma Milly.

La voiture s'arrête. On est garée devant un immense hotel. Si on a les moyens de se payer une chambre ici, on a les moyens de se payer un appart en ville. Je ne comprend pas. Ce n'est peut-être pas le bon hotel après tout. Qui sait ?


- On est arrivé chérie.
- C'est cet hotel ? demandai-je en lui pointant du doigt le luxueux bâtiment.
- Oui. Je me suis arrangé avec un ami. C'est en attendant que les choses s'arrangent.
- Waouh.


On sort de la voiture. Un portier nous aide à prendre nos bagages et nous les emmène jusqu'à la réception. Là-bas ma mère parle avec l'hôtesse d'acceuil. Elles se sourient. Elle lui tend les clefs en lui disant que nos bagages seront montés d'ici cinq minutes. Ma mère part devant moi. Je la suis tout en comptemplant ce lieu splendide. Le décor fait un peu pensé aux temps de Louis XIV en France. Cependant, tout reste moderne. En face de l'acceuil, en plein milieu du hall se trouve une fontaine à eau en pierres sculptées. Magnifique. Dans un arc de cercle un peu plus éloigné de la fontaine centrale se trouve des ascenceurs ainsi que des escaliers s'entendant à perte de vue. On prend l'un deux. On monte trois étages où les murs sont décorés par diverses photos mettant en valeur les plus beaux coins de l'Allemagne. Puis on traverse un long couloir tapissé de rouge et de blanc. On arrive devant une porte. C'est la notre. Ma mère introduit les clefs dans la serrure et ouvre le semblant de mur qui nous sépare de notre nouvelle vie.


- Nous y voilà, dit-elle en refermant la porte. Notre nouveau chez nous pour quelque temps.

La chambre est à l'éfigie de l'hotel : parfaite. Trop parfaite. Quelque chose cloche. Quelque chose m'échappe. Je ne comprend pas. Peut-être que je me fais des idées. Me monte des films toute seule. C'est souvent ce que me disait mon père quand j'étais plus petite. Que je me faisais des films. Qu'il fallait que je redescende sur Terre. Alors peut-être qu'en ce moment je divaguais un peu. Ou pas.

Mes affaires sont sorties depuis longtemps. Celle de maman aussi. On a un peu visité le coin. Ma mère me dit qu'elle connaissait bien. Qu'elle avait vécu ici pas mal de temps avant de partir vivre en France. Elle trouve que le coin à changé en apparance. Mais qu'au fond il est toujours le même. Je n'ai pas tout saisi. Mais je sais que je comprendrai plus tard. Ma mère est comme ça. Enigmatique et quelque peu philosophe. Je laisse faire. Elle se trompe rarement.

J'ai vu où se trouvait mon lycée. Demain est le grand jour. Demain je ferai un pas de plus dans l'inconnu. Et j'ai peur. Je préfère quand tout est calculé. Quand rien n'est laissé au hasard. Sinon j'ai l'impression de perdre le contrôle de ma vie.



_____


Comme vous l'avez sûrement remarqué, Emma & Serena sont complètement diffèrentes ... Vous préfèrez qui pour le moment, pourquoi ? Avez-vous bien compris le premier chapitre ? Vous vous ne vous embrouillez pas dans les personnages ? Dîtes-moi tout :) Si vous avez le temps, vous seriez sympa de donner votre avis sur ma fiction ici : x-milles-et-une-fic-x - annuaire-th-fanfic - annuaire-for-fiction. Merci à x--innocence. Aussi je pars mercredi au Canada à Toronto pour trois semaines. Mes suites sont écrites & je m'arrangerai pour trouver quelqu'un qui puisse en poster une au moins une fois par semaine. Je ne suis pas sûre que cette personne pourra vous prévenir ... Laissez quand même votre avis, je serai contente. Il se peut que je puisse me connecter là-bas, mais rien n'est sûr. Si on ne se voit pas d'ici là, à dans trois semaines :) Bisouuus
# Posté le lundi 23 juin 2008 17:07
Modifié le vendredi 27 juin 2008 17:23

3 Anywhere but here 3

3 Anywhere but here 3
Emma Deschamps. Une française.


Point de vue Serena


Encore un peu de noir sur cet oeil et c'est parfait. Voilà. Ni trop, ni pas assez. J'ai pas non plus envie de ressembler à l'autre tafiole. Je le déteste tellement. Mais bon, il faut que j'arrête de penser à lui. Après tout il n'est rien pour moi. Je réajuste mon short et mon haut, me remet un coup de parfum et jette un dernier regard sur mon reflet dans la glace. Super ! Je peux y aller.

J'appelle Ginie en lui disant que je suis prête et qu'elle peut passer me prendre. C'est toujours ce qu'on fait le matin. Ginie part la première. Elle passe devant chez moi puis on part ensemble chercher Bérénice pour aller au lycée qui n'est qu'à quelques minutes. Quand il fait beau, ça ne me dérange pas de marcher. Surtout quand les jumeaux vont eux aussi au lycée à pied. Enfin les jumeaux, je me passerai bien de la tarlouse.

Voilà Ginie qui arrive. On s'est vu hier mais on se raconte encore plein de chose. Apparament la nouvelle serait arrivée en ville hier après-midi. Je ne l'ai pas vu. Elle habiterait de l'autre côté du lycée par rapport à chez nous. En gros, on est assez éloigné. Je dis aussi à Ginie que j'ai essayé d'appeler mon cousin hier, mais qu'il était sur messagerie. Il devait sûrement être avec Georg. Il est mignon lui d'ailleurs. C'est aussi un pote aux jumeaux. Mais il n'est pas au lycée, tout comme mon cousin. Trop vieux pour ça.

On arrive devant chez Bérénice. Grande maison blanche style américaine. Jardin à la française. Tout est à sa place. Tout est clean. Rien ne déborde. Sa mère est une grosse chieuse. Mais bon, tout le monde ne peut être parfait. J'espère juste qu'elle ne donnera pas ses sales manies à sa fille. Sinon Béré on peut lui dire adieu tout de suite. Pas besoin d'une maniaque qui me reproche sans arrêt la même chose. Quand le moindre petit détail ne rentre pas dans son cadre du perfectionnisme.

Bérénice arrive. Impeccable. Rien à repprocher à sa tenue. Merci maman. Bref. On recommence à se raconter nos ragots tout en marchant. On parle de la nouvelle. Béré nous apprend que certain disent qu'elle vit à l'hotel et que d'autre prétendent qu'elle serait hébergée chez Max, le gérant du club sur l'avenue principale. Comme quoi, tout le monde parle sur tout le monde. Elle vient à peine de mettre un pied dans la ville que sa réputation est déjà taillée. Il faudra qu'elle s'y fasse. Ou qu'elle nous montre de quoi elle est capable.

On arrive enfin devant le lycée. On dit bonjour à nos connaissances. Tout le monde nous salue. La plupart, on ne sait même pas qui c'est. Mais pas grave. Eux nous connaissent. On est importante pour eux. Tout le monde nous connaît. C'est nous les plus populaires. C'est avec nous que tous les mecs veulent sortir. C'est nous qu'ils veulent avoir dans leur lit. C'est de nous qu'ils se servent comme trophé. Nous. On se dirige dans le hall pour voir qui aura l'honneur de nous avoir dans sa classe. Je vois mon nom, celui de Ginie ... Je cherche Bérénice mais je la trouve pas.


- Merde ! Je suis pas avec vous, cria-t-elle dégoutée.
- Nan mais t'es avec Cindy. Puis il y a Tom aussi, la rassura Ginie.
- Ouais bah Tom t'y touche pas. T'as eu ta dose. En plus t'as la nouvelle avec toi. Emma Deschamps. Une française, dis-je sacarstisque en regardant Bérénice. Tu pourras faire sa connaissance, me moquai-je.
- Bon on bouge ça a sonné. A tout à l'heure Béré.
- Ouais à plus, lâcha-t-elle déçue.


Je me pose dans le fond de la salle avec Ginie. Elle me dit que j'aurais pû être un peu plus sympa avec Bérénice tout à l'heure. J'aurais pû oui. Mais je ne l'ai pas fais. Alors ça sert à rien de revenir dessus. On commente notre classe. Plutôt pas mal dans l'ensemble. Il y a quelques têtes que je n'ai jamais vu, mais Ginie me dit que ces personnes étaient déjà là l'année dernière. Ouais. Encore des personnes dont je ne connaissais pas l'existence, mais des personnes qui elles ont l'air de me connaître. C'est le principal non ? Le reste je m'en fou. La prof arrive. Elle commence son blabla habituel de chaque rentrée ...


- Franchement je vois pas à quoi ça sert son discours là. Pourquoi ils nous font venir si c'est pour nous rabacher à chaque fois la même chose ? La prochaine fois je dors moi, chuchotai-je à Ginie.
- Carrèment. Mais cherche pas ...
- Y a des cons partout ! finissons-nous d'une seule et même voie.


La prof stop son blabla quand quelqu'un entre dans la classe. Dîtes moi que je rêve. Qu'est-ce qu'il vient foutre ici ? Je ne l'ai pas vu marqué sur la liste ... Quoique j'ai pas vraiment regardé non plus. J'ai vu mon nom, celui de Ginie et c'était tout ce qui m'importait. J'aurais dû faire plus attention.


- Mr Kaulitz, puis-je savoir la raison de votre retard ? Vous commencez bien l'année monsieur. Heureusement que votre double n'est pas dans votre classe cette année.
- J'accompagnais Emma Deschamps dans sa classe. Elle s'est perdue dans cette prison.
- Comme c'est mignon ! lançais-je.
- Je crois pas t'avoir parler.
- C'est pourtant ce que tu viens de f ...
- STOP ! cria-t-elle. Non mais vous vous croyez où ? Kaulitz à votre place au fond. Et vous Jork je ne veux plus vous entendre c'est compris ?


Je ne lui répond pas. J'ai pas le droit de parler. Je me contente juste d'un regard haineux pour lui comme pour elle. J'ai horreur qu'on me rembarre. C'est à moi d'avoir le dernier mot. A moi et à personne d'autre.


Point de vue Emma


Je déteste les rentrées. Surtout quand je ne connais personne. Je ne sais pas comment je vais faire. Je ne sais même pas si j'ai envie de m'intégrer. Après tout ma mère m'a dit qu'on habitait ici pour un moment. Peut-être qu'elle va retrouver un travail en France et qu'on repartira là-bas. Peut-être que papa reviendra et que tout rentrera dans l'ordre. Comme avant. Comme quand tout allait bien.

Je sors de l'hotel et me dirige vers ma nouvelle prison. Le lycée. J'aime étudier. J'ai toujours soif de nouvelles choses. D'apprendre. De découvrir. J'aime ça. C'est stimulant. Il faut toujours donner le meilleur de soi-même. Etre à fond dans ce qu'on entreprant. C'est un peu un moteur pour moi. Un moyen de me rattacher à la civilisation. Au moins je vois du monde. Ce qui m'évite de me renfermer sur moi-même.

J'arrive devant ce fameux lycée. Immense. Je sens que je vais me perdre plus d'une fois. J'avance dans la cours pour rejoindre le hall. Des personnes me dévisagent. J'ai horreur de ça. Je ne supporte pas qu'on me regarde comme ça. Je n'aime pas être le centre d'attention. Je cherche le panneau m'indiquant dans quelle classe aller. Je le trouve. Des filles sont déjà devant. L'une d'elle prononce mon nom. Elle est belle. A première vue cette fille à tout pour elle. Mais je crois qu'à force de tout avoir, elle ne mesure plus la valeur des choses. Il n'y a qu'à voir comment elle parle à son amie. La brunette. Bérénice d'après ce que j'ai compris. Elle sera dans ma classe d'ailleurs si j'ai bien entendu. Elles partent. Je ne les suis pas. Je me dirige au bureau du CPE histoire de montrer ma présence. Il me fait signer deux trois papiers et me dit que je peux aller en cours à présent.

Les couloirs sont longs. Interminables. Identiques. Je cherche la B-303. Et là, je suis en C. Je ne sais pas du tout où je dois aller. Des personnes traînent dans ces couloirs. Mais je n'ose pas aller leur demander. C'est le meilleur moyen de me faire remarquer. Et c'est la dernière chose que je souhaite. Je croise les deux filles de tout à l'heure. Elles parlent en rigolant. Elles ont l'air excité. Pas par les cours à mon avis. Je les regarde. L'une d'elle m'intrigue. Je ne saurais trop dire pourquoi. Je ne sais p ... BAAAM. Je me suis cognée contre quelqu'un. Manquait plus que ça !


- Désolée je ne regardais pas où j'allais ... je ... tu, commençai-je affolée.


Je regarde la personne que j'ai percuté. Un garçon. Un style bien à lui. Provoquant. Spécial. Mais qui lui va si bien. Il me fait penser au chanteur de Green Day. Lui non plus n'a pas peur de s'affirmer. Lui aussi a l'air de s'assumer complètement. Décidèment ...


- Hey relax j'vais pas te manger. T'es la nouvelle non ?
- Oui, dis-je en regardant les filles partir. Elles ne semblent pas m'avoir vu.
- Moi c'est Bill. Bill Kaulitz. Fais pas attention à elles, dit-il en me montrant ces filles de la tête. Ce sont de vraies pestes. Enfin bon, après tu fais comme tu veux hein ?
- ...
- T'es perdues ?
- En fait je cherche la B-303.
- Suis moi je t'y emmène. Je te dois bien ça après t'avoir foncé dedans, dit-il en commençant à partir.


Et on recommence à traverser ces couloirs sans fin. Les portes défiles. Le silence tombe peu à peu. Les lieux se vident. Tout ça en devient même un peu inquiètant. Bill me tire de mes pensées en me demandant mon nom. Je lui répond. Il me dit qu'il n'est pas dans ma classe mais que je serais dans celle de son jumeau. On arrive devant la salle. Je le remercie. Il me sourit. Puis on se quitte.

Je frappe timidement à la porte attendant la permission de rentrer. Elle ne fût pas longue à venir. Le prof me dit d'aller m'asseoir au fond à côté de Bérénice. C'est la fille que j'ai vu tout à l'heure devant le tableau de répartition des classes. Les gens reportent leur attention sur le prof et me libèrent de leurs ragards inquisiteurs. Quant à moi, je me demande qui dans cette classe serait succecptible d'être le jumeau de Bill. Je ne sais pas. Je ne trouve personne lui ressemblant vraiment. Le prof continue de parler. Il nous donne des instructions, les emplois du temps, les horraires d'ouvertures du CDI. Et j'en passe. Tout le monde sort. La sonnerie a retentie.


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Je poste ce chapitre avant de m'en aller ( mercredi ). J'en profite pour vous donner des explications quant au déroulement des prochaines publications :

* x--innocence les publiera & essayera de vous prévenir
* publication une fois par semaine ( on fait comme on peut, désolée )
* elle ne validera pas les com, je le ferai é répondrai à vos questions à mon retour.

Bon et bien bonne lecture et bonnes vacances ... Profitez bien :) Bisouuus et à dans trois semaines.


# Posté le lundi 23 juin 2008 18:56
Modifié le lundi 30 juin 2008 11:57